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Joël LORAND
Joël LORAND

      né en 1962, vit et travaille à Alençon(61)

   
Quand on regarde le travail de Joël Lorand, on songe aux mythologies antiques, aux bestiaires médiévaux , à Jérôme Bosch revisité par Victor Brauner, aux constructions chimériques d’Adolf Wölfi, aux fresques médiumniques d’Augustin Lesage. Jardin imaginaire, univers souterrain ? Gangue, utérus, chrysalide ? Tourbillon de formes animales, végétales et humaines ?
    Peu importe. Cette poésie de l’insolite ouvre la voie à de multiples interprétations.
    Le dessinateur maximaliste voit dans ses créations la métaphore d’une humanité crépusculaire.
    «  On n’a jamais été autant en danger à l’échelle planétaire. Nous vivons à l’aube du chaos. » Il exalte la mission prophétique -« presque chamanique »- de l’artiste. «C’est un message d’alerte pour une société qui court à sa perte, malade du risque technologique, du péril écologique… En même temps, parce que je suis un pessimiste qui espère, je parsème aussi des guirlandes de fleurs, des farandoles de cœurs pour rattraper le côté sombre de ma vision. »
    Un diplôme de pâtissier en poche, il trouve une place dans la capitale. «  Le métier me plaisait, le règne des odeurs, des couleurs, des saveurs. La lassitude est venue bien après. ».
1994. Trois mois avant la naissance de son fils, il entre en peinture.  «  J’avais moi aussi besoin d’accoucher de quelque chose. »
    «  Un autodidacte est sans bagages. Il doit faire son propre apprentissage. J’ai acheté des livres, je suis allé voir des expositions…, mais on met du temps à se trouver et le parcours est forcément semé de ratés. »
   
Ses sources d’inspiration ? «  Je me laisse guider par ma voix intérieure. Je fais vraiment confiance à mon subconscient. »
    «  La technique, c’est un peu comme en cuisine. Ce qui compte, ce n’est pas la recette, c’est ce qu’il y a dans l’assiette. »
    « Parfois, je ne sais pas si la faculté de créer est un don du ciel ou un don du diable. Cela a induit un bouleversement radical dans ma vie. Je dessine au moins huit heures par jour week-ends compris et ce travail obsessionnel, jouissif bien sûr, occasionne aussi des dommages collatéraux. Il absorbe toute mon énergie psychique. Il m’isole des autres. »
    Scotchée sur un placard de l’appartement en garde-fou, cette maxime de Picasso : « Le bon goût est le contraire de l’art. »

Extraits d’un article de Pauline Mérange pour le no 289 de Cimaise


Joël Lorand a déjà exposé au Hang-art en 2007. Deux de ses œuvres font partie de la collection.
  





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