CHÉRET Pascal

CHÉRET Pascal

Je suis né le 11 juin 1954 à Taverny -95-, On m'a donné un nom: Chéret et Pascal, Jean, et tout ça n'est pas un hasard! J'étais heureux dans le jardin de Taverny: l'enfance insouciante. En 1964, arrivée en Vendée; 1971: début de l'écriture de mes poèmes 1974: envies de m'exprimer autrement, j'ai pris des pinceaux, des tubes de gouache et des feuilles canson et me suis mis à peindre. Sans modèles, sans cours, j'ai fait mes beaux-arts tout seul, en peignant, en peignant, en peignant... 1974: premier internement psychiatrique, « incurable » pour la médecine! 1977: 6 mois dans la secte Moon. Puis réformé volontairement. Rencontre de Danielle en novembre 1977, mariage en février 1983 : 4 enfants (2 garçons, 2 filles). Au début quand je peignais, c'était douloureux, comme un accouchement. Je peins, car j'ai envie, il faut que je peigne. Je peins comme quelqu'un qui a froid et qui met un manteau. C'est la projection du trésor intérieur. Je peins ce que je ressens naturellement; je peins des bonshommes que l'on ne rencontre pas dans la rue. Ma peinture est brute, elle exprime la joie, l'amour, la paix, les sentiments intérieurs... Me mettre devant le port et peindre des bateaux ou des pommes, des poires et des scoubidous, c'est pas ma démarche... je ne dis pas que les peintres figuratifs sont des cons, mais ce n'est pas ma démarche. Je veux dire plein de choses, ça se voit dans mes titres; je veux donner et dire au monde qu'il faut être positif, qu'il est possible d'être heureux, qu'il faut dédramatiser. Parfois j'ai envie de faire de l'humour, de provoquer, de dire aux gens que je les aime. J'ai envie de la même façon que l'on m'aime aussi. Quand je peins, je ne sais pas ce que je vais peindre, mais je peins, je fais confiance et garde espérance. Je me laisse guider... Je signe et mets un titre. Depuis quelques jours je signe Cherpasse, je ne suis plus entièrement Pascal Chéret quand je m'exprime. Un ami m'a dit: « La peinture est le reflet de l'âme, alors ton âme est riche », un autre « ta peinture ce n'est que du bonheur »!!! Alors ça m'encourage, je continue, on m'en achète de temps en temps! Alors OK! Ce n'est pas que du barbouillage, ce sont mes tripes, c'est ma dope, et c'est de plus en plus un réel plaisir! Ma peinture moi je l'aime, les autres, ceux qui me connaissent disent qu'ils m'y retrouvent. Je veux être vrai, je veux qu'on m'aime, qu'on m'aime, qu'on.... Je ne suis pas plus con qu'un autre, qu'un autre, qu'un autre... Je suis libre, je peux dire par mes croûtes des choses parfois, ... et on ne m'enferme pas en psychiatrie pour ça ... Je suis un peu plus heureux depuis mes 50 ans, c’est pas trop tôt!... Mais, il n'est jamais trop tard!!!