Sarah Guidoin

Sarah Guidoin

Née en 1975, vit et travaille à Parthenay, 79 « Après des études d’animation socio-culturelle, je décide de partir en voyage en Amérique latine, en Afrique de l’ouest puis aux Iles Canaries, mes pinceaux m’accompagnent partout autant pour expérimenter le maquillage artistique que la peinture textile ou murale. De retour en France, je décide de me consacrer à mes pratiques artistiques, animant des ateliers de création et présentant mon travail lors d’expositions individuelles ou collectives. Depuis 9 ans l’art textile est devenu mon principal médium. Mon atelier, c’est un désordre un brin organisé où se mêlent matières premières, livres et coussins moelleux pour bien rêver les créations à venir. Pour commencer une œuvre textile j'étale sur une table tous les trésors collectés : perles, bouts de bois, plumes, coquillages. Des petites clés, de vieilles serrures...et le plus grand trésor : la collection de dentelles anciennes de ma mère. Puis je couds avec des centaines de mètres de fil. Dans ces moments-là, les éléments s'assemblent naturellement avec une évidence réconfortante, le fil et les aiguilles viennent lier et réparer des histoires, des sentiments. Mes sculptures mutent, évoluent jusqu'à trouver leur vraie nature, des personnages hybrides, totems protecteurs qui me ramènent à mes croyances d'enfance, à cet animisme teinté de mélancolie que je refuse d'abandonner. Dans mon atelier de gravure, j’expérimente plusieurs techniques : la taille douce sur plexiglas et tétrapack, la linogravure et la gravure en bois debout qui devient ma technique préférée. J’utilise principalement le buis, ce bois réputé dur se prête particulièrement bien à la gravure et le contact avec ce matériau noble est d’une grande douceur. Le dessin n’est jamais loin et vient souvent à la rencontre des tirages de mes gravures, pour continuer la petite histoire tout juste commencée. » C'est un monde étrange et onirique que celui de Sarah Guidoin, artiste peintre autodidacte originaire de Touraine. Le public invité à son vernissage, organisé vendredi dernier, a pu découvrir également ses sculptures, faites de tissu, papier mâché, plâtre et dentelle, ses « thérianthropes », comme elle les appelle, personnages qui oscillent entre l'animal et l'humain. Elle offre au regard un bestiaire fantastique, qui crée l'émotion et invite à passer derrière le miroir. S'il existe encore des fées au pays de Mélusine, nul doute que Sarah Guidoin a côtoyé l'une d'entre elles pour restituer la magie de leur univers dans son travail.